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sondage GGC & Labercom

27 Août 2007 , Rédigé par Mouhtadi Publié dans #Présentation labo

Centre International des Etudes

Stratégiques et de Gouvernance Globale

En collaboration avec

LABORATOIRE DES ETUDES ET RECHERCHES SURCOMMUNICATION POLITIQUE - LABERCOM

UNIVERSITE HASSAN II- MOHAMMEDIA / Faculté de Droit

et le soutien de :

 

 

- UFR – Stratégie et Gouvernance des Organisations

- DUS « Gestion Publique et Gouvernance » /

Université Mohammed V -SOUISSI

- Revue Marocaine d’Audit et de Développement et le CESG

 

sur un échantillon national de 1457 personnes et intitulé :

 

Présentent les résultats d’un sondage portant

Programme

Lundi 13 Août 2007- Salle Mustapha El Khaoudy

Agence

Maghreb Agence Presse - Rabat

16h00 - Inscription et accueil des participants

16h15 – Allocution d’ouverture par M.

de Gouvernance, Responsable de l’UFR «

ORGANISATIONS

REMA et Président fondateur du GGC,

16h30 - Allocution du professeur

Faculté de Droit -Mohammedia et membre fondateur du GGC,

16h45 - Présentation des résultats du sondage d’opinion national par

les chefs de projet ; les professeurs ;

Mohamed HARAKAT, ProfesseurSTRATEGIE ET GOUVERNANCE DES» à l’Université Mohammed V –Souissi, Directeur de laM’hammed DASSER, Doyen de la

Taoufik B

données, chef de département des sciences économiques et membre

du LaberCom / Faculté de Droit à Mohammedia ;

ENKARAACHE, Professeur de statistiques et analyse des

Faisal Z

Mohammedia et professeur de sociologie des organisations à l’UFR

« St

17h45 - Analyse et interprétation par

politique, Responsable du

Publique et Sociale,

Internationales et membre fondateur du L

Hassan II – Mohammedia.

18h00 - Débat

18h45- Clôture.

AARAOUI, Professeur d’économie à la Faculté de Droit -ratégie et Gouvernance » à l’Université Mohammed V- SOUISSI ;Najib MOUHTADI, Pr. de scienceLaberCom et du Mastère Communicationet Abderrazek EL-ASSER, Pr. des RelationsABERCOM à l’Université

 

marocains dans la perspective des élections

législatives du 7 septembre 2007

Argumentaire de l’enquête :

La présente enquête est intitulée «

Elle vise à mettre en évidence certains des aspects essentiels à la compréhension de la démarche électoraliste, et notamment le degré d’adhésion au projet politique national (projet de société). Pour les besoins de cette enquête, ce « projet politique » dont il est  question, est volontairement élaboré autour du discours officiel tel que défendu par l’Etat et les principaux acteurs politiques. Il consiste en la volonté affichée des pouvoirs publics à enraciner les mécanismes de la démocratie participative, et à contribuer à la diffusion des valeurs de la modernité et de la culture des droits de l’homme.

Pour la réalisation de ce sondage, nous partons consciemment de deux constations majeures ; 
1) - pour des raisons liées à l’histoire et à la politique, les sondages d’opinion demeurent encore très rares au Maroc, du fait de l’absence de culture/tradition des prévisions (dans le champ économique, culturel et politique). De ce fait les résultats annoncés au lieu de susciter des interrogations et des remises en cause, produisent une avalanche de polémiques,

2) – Toute enquête de terrain est sujette à une forte dose de subjectivisme qu’il faut gérer au mieux, particulièrement à la veille des élections où les opinions semblent être instables, voire constamment changeantes. Etant un groupement de recherche universitaire, nous nous considérons suffisamment autonomes par rapport au centre du pouvoir et des intérêts partisans, et nous appartenons nous autres, à des courants de pensée hétérogènes. Nous demeurons fermement attachés à la neutralité scientifique de notre démarche, et considérons cette diversité, comme un avantage que nous mettons à profit pour l’élaboration des postulats de travail et l’interprétation des résultats.

perception de la politique à la lumière des prochaines élections législatives ». Elle revêt la forme d’un sondage à spectre national. Elle a été réalisée dans la période du 10 au 20 juillet 2007, à travers différentes régions du royaume, à partir de villes métropoles et grands centres urbains.

Présentation du questionnaire (voir annexe) :

- Quant à la forme :

élaboré en français, ce questionnaire implique pour sa réalisation des étudiants de 3ème cycle. Non seulement ces étudiants ont reçu une formation spécifique, mais ont été intégrés dans diverses étapes de l’élaboration, et en tous cas, sont tout à fait conscients de l’enjeu du travail qu’ils ont à réaliser. Pour les besoins de l’enquête, une traduction en marocain dialectal, minutieuse et homogène pour l’ensemble des questions, a été effectuée à l’avance, de sorte que la formulation des questions soit identique pour tous.

- Quant au contenu :

la votation et la perception de la vie politique sont au centre de l’exercice de cette collecte d’informations. Par de-là l’acte de voter qui est privilégié dans cette étude, nous avons jeté les bases d’une investigation en profondeur de ce qu’on pourrait appeler « la perception de la vie politique chez les Marocains ». Cette approche nous paraît extrêmement riche pour la recherche en sciences sociales dans notre pays, d’autant plus qu’elle nous permettra à terme de cerner la configuration de l’opinion publique, ses préoccupations, ses préjugés et ses présupposés idéologiques.

- Descriptif du questionnaire :

il est constitué de 3 parties complémentaires et croisées. La première partie est relative aux données personnelles (sexe, statut marital et profession), et la deuxième est consacrée de manière brève et tranchée au vote à proprement parler. La troisième partie en revanche focalise sur l’essentiel (deux tiers du questionnaire) de l’enquête ; à savoir la vie politique et économique, les choix pluriels, les penchants idéologiques et/ou culturels.

Méthodologie :

Nous décrivons ci-dessous les principales étapes techniques ayant été suivies pour la réalisation de la présente enquête.

Il s’agit des étapes relatives à :

-

la conception du questionnaire,

-

la base de sondage,

-

l’échantillonnage,

-

la collecte,

-

la codification et la saisie,

-

les contrôles,

-

redressement,

-

les analyses.

1) Conception du questionnaire et mode d’administration

Nul doute que l’élaboration et la structuration du questionnaire revêtent une grande importance. Sans avoir à revenir sur les détails (structure, lisibilité, simplicité, etc.), nous rappelons toutefois l'impact de certains facteurs sur les réponses. En effet si la technique d'enquête a pour but d'explorer des opinions, des attitudes ou des représentations sociales, il est primordial que celle-ci interfère le moins possible avec l'objet étudié.

Nous avons donc procédé de manière à minimiser les biais

1 pouvant intervenir, et qui sont liés à la structure du questionnaire ou bien à la formulation des questions ou encore à l’influence de l'enquêteur. 
Les questions utilisées dans notre questionnaire sont des questions de faits :

·

fermées ;

·

échelle d'attitude).

Ce choix nous a permis de définir avec plus de finesse la manière avec laquelle nous avons voulu récolter les données.

Les questions de faits semblent à première vue plus objectives, mais peuvent être à leur tour biaisées, notamment lorsqu'elles portent sur des sujets "tabous". Conscients du phénomène connu de  « questions tests » permettant de détecter de tels comportements pour minimiser leur  impact sur les résultats.

Le mode d’administration des questionnaires est le

Rappelons que les enquêteurs sont tous des étudiantes et étudiants de troisième cycle, qui ont suivi un séminaire d’encadrement spécifique ; particulièrement en ce qui concerne la formation à la méthodologie de l’enquête, et ce afin de minimiser le risque d’interférence et/ou d’influence sur les enquêtés.

à éventail de réponses (classer, faire un choix, ou bien se positionner sur uneface à face’ : il a l’avantage dans notre enquête de mettre l’individu questionné en confiance vis-à-vis de l’objectif de l’enquête, de lui expliquer le sens des questions ou de lui traduire le contenu en arabe dialectal (darija) et en berbère.

2) Base de sondage et échantillonnage

Pour élaborer notre plan de sondage nous nous sommes référés au recensement 2004 de la population marocaine à travers les publications du Haut Commissariat au Plan. Aussi, avons-nous cherché la représentativité par région, par sexe et par tranche d’âge.

La méthode d’échantillonnage retenue pour cette enquête est l’échantillonnage aléatoire, lequel dans chaque strate de la population, donne la même chance à tous les individus d’être choisis dans l’échantillon.

3) La collecte des données

Elle a eu lieu dans la période allant du 10 Juillet au 20 Juillet 2007. Les enquêteurs, ont été répartis de préférence en fonction de leurs régions d’origine. Ils ont en outreveillé au respect du plan de sondage fixé à l’avance, à diversifier les lieux de collecte (lieux publics, chez l’habitant) les moments de collecte (matinée, après-midi, …), etc.

1

2

- Chercher à mettre en avant ses qualités, les aspects positifs de sa personne, et à minimiser les aspects négatifs. Ou du moins par rapport à l'idée qu'ils se font de ce qu'attendent les gens. (Le politiquement correct)

Les enquêteurs ont notamment été encadrés en ce qui concerne l’usage de la langue maternelle (arabe ou amazighe, suivant les régions). Le séminaire d’encadrement avait insisté sur la «traduction» des concepts et autres notions et mots, de manière uniforme; l’objectif étant de présenter les questions de la même manière partout. Il n’empêche que le problème de la langue s’est parfois posé, comme il a été noté que des enquêtés ont refusé de répondre au questionnaire…

4) Codification, saisie et contrôles

La codification des questions est une étape importante qui précède la saisie : elle permet de rendre homogènes les réponses des questionnés en uniformisant les codes des réponses, et par suite préparer un masque de saisie unique. Nous avons donc tenu compte dans la codification, du problème des manquants en différenciant :

 

Les refus

 

Les oublis

 

L’opération de saisie a mobilisé tous les enquêteurs. Chacun s’est chargé de la saisie de ses propres questionnaires. Ceci a l’avantage de responsabiliser chaque enquêteur par rapport aux données qu’il a ramenées du terrain. L’opération de saisie a été effectuée sur le logiciel SPSS, reconnu comme leader mondial du traitement d’enquêtes. Plusieurs niveaux de contrôles ont été nécessaires pour arriver à une base de données finale prête :

Les réponses erronées

 

Contrôle par filtre

 

Contrôle par variable ‘clé’

 

Contrôle par tris

 

etc. .

Correction, suppression ou remplacement des valeurs erronées,

5) Le redressement de l'échantillon

Le redressement d'échantillon est une pratique courante dans l'univers des études et des sondages ; notamment dans les sondages politiques. Le redressement nous a permis d'améliorer la représentativité de l'échantillon interrogé, sur un certain nombre de critères de qualification. L’objectif est d’arriver à un échantillon ayant la même structure que la population sur les critères que l'on connaît de cette population ( des pondérations aux individus pour augmenter le poids de ceux appartenant à des groupes sous représentés dans l'échantillon interrogé par rapport à la population), et à réduire parallèlement le poids de ceux qui sont surreprésentés.

Plusieurs tests d’adéquation entre l’échantillon et la population ont été réalisés pour s’assurer que l’échantillon redressé est représentatif pour les critères cités ci-dessus.

6) L’analyse des données

Toutes les analyses ont été effectuées à l’aide du logiciel SPSS (version 14). La diversité des outils d’analyse et des interfaces graphiques qu’il offre nous a permis de réaliser les trois grandes phases classiques d’analyse :

-

Les tris à plat : description et synthèse des réponses de chaque question indépendamment des autres questions.

-

Les tris croisés : pour mettre en évidence les éventuelles corrélations, liaisons, influences ou dépendances entre les questions 2 à 2.

-

Partant du problème du choix de la méthode d’analyse laquelle risque de biaiser les interprétations, nous avons tenu à confronter les différentes méthodes qui s’offraient pour chaque analyse, afin d’éviter les interprétations hâtives et/ou non significatives.

Les analyses multidimensionnelles avancées : pour détecter des groupements, des ressemblances ou comportements à la base d’un traitement de plusieurs questions en même temps.

Postulats de base :

Voter dans une société à tradition démocratique séculaire, a toujours été un acte lourd de conséquences. Aussi, pour le compte de cette étude, pensons-nous judicieux de se demander si l’électeur marocain saisit l’importance de ce droit fondamental, lequel dans d’autres sociétés, peut à l’occasion se transformer en obligation et non seulement en droit reconnu par la constitution à la suite d’âpres combats pour l’égalité et la suppression du suffrage censitaire...

Partant du fait que le suffrage universel a donc été un acquis dés le début du processus électoral au Maroc en 1960, il est permis de douter de la justesse de la perception populaire de l’acte de voter. En effet, il convient de rappeler brièvement que le droit de suffrage universel n’a pas été totalement le fruit d’un combat du « peuple » à l’image de celui des peuples d’Europe (France), mais un droit accordé par le roi au lendemain de l’indépendance, considéré depuis comme un droit facultatif, car n’introduisant pas l’équation d’un possible changement radical de la donne.

De ce fait, il n’est pas exclu que la philosophie même du vote ne soit perçue de manière biaisée ; au mieux un acte de manipulation (voter, c’est prendre part à un jeu de dupes) et au pire un acte inutile (voter ne sert à rien, puisque le changement ne provient pas des urnes).

Nous posons alors qu’il n’existe pas d’électeur type et que l’électorat est foncièrement bigarré et versatile. Bien plus, on a tendance à croire que les jeunes, tout comme une majorité de citoyens des catégories socioprofessionnelles A et B, pourtant généralement politisés, ne participent pas automatiquement au vote, alors que les travailleurs, chômeurs, hommes et femmes analphabètes et de condition modeste, montrent une discipline sans faille en  matière de votation. Les premiers adoptent une posture de nonchalance à la limite du mépris, les seconds s’impliquent de manière existentielle (phénomène de vote par groupe), car souvent intéressés et encadrés (rétribués d’une manière ou d’une autre) par les candidats ou leur entourage.

Ce paradoxe à lui seul, renseigne sur les conclusions inattendues que l’observateur averti découvre à l’occasion de l’interprétation des résultats dans une circonscription donnée. Pour terrible que cette image peut dégager comme dysfonctionnement structurel de l’action politique, toute étude sérieuse ne devrait cependant ignorer cette réalité décrite par des travaux de recherche et relatée par le sens commun. Aussi, posons-nous quatre grands postulats lesquels nous souhaiterions mettre à l’épreuve du présent sondage :

 

1er postulat : les Marocains font peu de cas des partis politiques et ignorent le clivage gauche/droite. De ce fait, les électeurs ne se décident qu’à la dernière minute de voter pour tel ou tel parti ;

 

2ème postulat : l’image des institutions (hors la monarchie) demeure floue au même titre que les balises politiques tels que opposition, majorité et chef de gouvernement. En conséquence, les marocains ne font pas confiance à l’Etat et ne croient pas en le projet national de société ;

 

3ème postulat : l’électorat marocain est dans sa majorité fortement traversé  par le panislamisme plutôt que le nationalisme et se présente aujourd’hui comme conservateur, passéiste et détourné des enjeux socioéconomiques ;

 

4ème postulat : les prochaines élections donneraient probablement un gouvernement conservateur qui s’appuie sur une majorité fragile au parlement.


Données techniques sur ce sondage d'opinion portant 
sur un échantillon 

représentatif de 1457

- JUILLET

2007 -

(Intentions de vote, habitude et pratique acte de voter, 

Et appréciation du système politique et économique)

La présente lecture a une visée interprétative et analytique, mais elle est objectivement retreinte et provisoire. Elle est restreinte parce que l’enquête « sur la perception de la politique chez les citoyens marocains » renferme une diversité de questions dont le croisement donnerait une multitude de données additives ; susceptibles de tempérer un jugement précédemment émis ou de nous amener à envisager une nouvelle façon de voir. Elle est provisoire dans la mesure où les commentaires et analyses présentés dans le cadre de cette note, ne portent que sur une partie de l’enquête ; certes importante, mais qui demeure forcément partielle.

Nous tenterons successivement, d’esquisser le profil de l’électeur en cherchant à mieux cerner l’acte de voter dans « la représentation politique » du Marocain, ensuite nous interrogeons la dimension culture politique et économique, avant de passer en revue les penchants idéologiques et politiques à travers les intentions de vote. Cette dernière étape nous donnerait peut-être, une idée aussi approximative soi-elle, sur les acteurs protagonistes en présence, et un avant goût de ce que risque d’être la scène politique de demain.

Votation et profil de l’électeur

Nul doute que toute enquête sociopolitique ambitionne prioritairement déceler un « profil type » de l’électeur. Pour cela, l’acte de voter est lui-même un baromètre qui apporte la réponse après coup. Ce qui est alors alléchant de connaître aussi bien pour l’observateur que nous sommes que pour l’acteur que sont les partis politiques en phase de compétition pour le pouvoir ; est surtout « l’intention de vote » qui leur permettra de glaner le maximum de voix.

Différentes questions apportent des informations précieuses sur ce qui est ou ce qui sera demain « le profil de l’électorat marocain ». En dépit du caractère limité des données jusqu’alors exploitées, il semble que l’objectif ait été atteint après croisement de deux paramètres importants posés différemment et à intervalle dans le questionnaire ;  prochaines élections et rétrospective du vote de 2002

En effet, lorsqu’il s’est agi des prochaines élections de 2007, près de 54% ont affirmé leur volonté d’aller voter, alors que 40% des personnes interviewées annoncent déjà leur abstention, ce qui est –faut-il le rappeler- un acte délibéré et donc politiquement significatif, contrairement au 5% restants qui ne se prononce pas. Dans la pratique de votation, il s’est avéré dans cette enquête que l’électorat marocain est divisé en trois portions plus ou moins égales ; un tiers votant  régulièrement

Le clan des « 30% indécis » constitue alors un vivier électoral pouvant en dernière minute, faire pencher la balance de ce côté-ci ou de ce côté-là ! Les « indécis » sont pour ainsi dire, un véritable enjeu pour qui sait les « séduire et/ou les intéresser »… .

. De manière provisoire, nous dirions que l’électeur marocain est plutôt masculin, généralement abstentionniste, souvent indécis et accessoirement versatile.et un autre tiers, parfois. C’est quand même prés  de 30% de l’électorat qui affirme volontairement son « indécision » ou son « hésitation », et si on lui adjoint les autres 30% déclarant ne jamais voter, c’est largement 60% de la population qui se déclare « déconnectée » par rapport à la vie politique. Plus de 60% considèrent vain l’acte de voter, du fait notamment que les partis « ne tiennent pas compte de leur opinion ». S’agissant de l’habitude, un tiers jamais de se rendre aux urnes, 34 % se décident à voter plusieurs mois à l’avance, près de 40% se décident soit quelques semaines avant, soit quelques jours, soit en dernière minute.

Culture politique et économique

De la série des questions testant la participation à la vie politique, il en ressort des chiffres plutôt rassurants, puisque 450 individus affirment appartenir à une 

En revanche, les associations oeuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement et de la défense des droits de l’homme, ne récoltent guère plus de 46 et 45, respectivement. Le journal télévisé demeure la source principale d’information pour 1087 individus et 600 personnes affirment s’informer auprès des membres de leur famille, soit un peu moins que la presse quotidienne et hebdomadaire (617) ou les magazines politiques à la télévision (735) et les discussions générales (738). Signe des temps, la radio caracole en dernière position au même titre que l’Internet (345 et 310). En ce qui concerne la presse écrite, 32% affirme ne jamais consulter un journal, et seulement 15% affirme lire régulièrement un journal. C’est donc l’audiovisuel qui confirme sa suprématie reconnue depuis longtemps, puisque 45% des personnes interviewées déclarent s’informer 7 jours sur sept, à la télévision et près de 18% déclarent consulter Internet régulièrement. 
( Remarque : L’enquête n’a pas cherché à savoir la chaîne la plus regardée puisqu'un organisme spécifique existe pour cela. Près de 8% de la population interviewée affirme ne jamais regarder la télévision. Nous pensons qu’il s’agitde régions isolées non arrosées par les télévisions nationales et en tous cas, ne possédant pas de poste de télévision. Autrement, il s’agirait de personnes refusant de voir la télévision, ce qui reste improbable)

En tête des valeurs, l’école et la famille occupent une place centrale dans l’échelle des valeurs. Et, près de 69% accordent leur confiance à l’école comme source d’éducation et moyen de mobilité sociale. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’école récolte une majorité renforcée variant de 3 à 5 (sur une échelle de 1 à 5), un jugement positif parmi la population de 18-24 ans qui frôle les 60%. De même, le marocain demeure fortement attaché à la famille, et 60% lui accorde sa confiance, contrairement aux partis et aux institutions politiques qui ne récoltent que des poussières, à commencer du gouvernement sortant dont 50% de la population n’approuve pas de manière globale son bilan politique (contre 15% favorable et 34% qui ne se prononce pas). Pourtant, ils sont environ 50% à se déclarer moyennement satisfaits du niveau de vie, et donc forcément de la politique économique du gouvernement !

D’ailleurs, le gouvernement n’a pas la confiance des électeurs à hauteur de 75% de contre (échelle de 0 à 2) dont 28% ne lui fait aucunement confiance, et seulement 25% pour (échelle 3 à 5) dont 1,72% seulement lui fait confiance. De la même manière, le parlement concentre 76,5% (échelle 0-2) de contre dont  33,77% ne lui fait aucunement confiance, contre 23,5% pour (échelle 3-5) dont seulement 4,75% qui lui fait confiance. Deux institutions fondamentales de l’Etat ont donc une image négative chez l’électorat, mais, plus que tout c’est le système judiciaire qui canalise l’ire des personnes interviewées. En effet, 69% ne lui fait  pas confiance (échelle 0-2) dont 33,77% aucunement confiance, contre seulement 31% (échelle 3-5) dont à peine 4,2% lui fait confiance.

association sportive ou culturelle, 230 appartenant à des associations caritatives et de quartier, et 150 individus adhèrent à un syndicat. Même le parti politique tire son épingle du jeu avec 121 réponses positives, d’autant plus que 25,5% contre 20,81% considère le parti politique comme indispensable au jeu politique. Dans d’autres champs d’évaluation, le parti ne semble pas avoir de vision stratégique d’avenir (41% de réponses négatives contre 2% pour) et donc n’a pas d’impact direct sur le vote, puisqu’il ne fait que ce qu’il veut (52%). On s’explique alors pourquoi le clivage droite/ gauche n’a plus lieu d’être aux yeux des électeurs…

 

Cette soif de justice a émergé avec encore plus de pertinence lorsqu’il s’était agi de répondre à la question de savoir « à quelle valeur êtes-vous le plus proche ! ». Quelque 30% ont répondu « justice », 24% responsabilité et 17% travail. Côté actions prioritaires pour le prochain gouvernement, une large majorité (58%) considère la réforme de l’éducation comme une priorité au même titre que la lutte contre le chômage ou l’amélioration du pouvoir d’achat. Education, niveau de vie et lutte contre le chômage semblent être les principales priorités des électeurs qui n’accordent qu’un intérêt mineur à l’environnement (22% pour) puisque 75% ne considèrent pas ce thème comme prioritaire, et seul 5% se révèle être sensible au discours environnemental en considérant la menace écologique comme thème devant inciter au vote !

Il faut rappeler ici que la question de l’intention de vote a été posée de manière indirecte à travers deux questions séparées :

-

quel est le parti qui incarne le plus de changement ?

-

Nous avons déjà mis en valeur, la dépréciation des partis en général et l’insouciance qu’il y a vis-à-vis de la montée d’un parti politique issu de la mouvance islamiste, même si la préséance reste pour ceux ayant une  expérience gouvernementale. La dépréciation des partis s’accompagne tout naturellement d’une forte tendance à l’abstentionnisme, et de fait, près de 69% ont répondu à

L’Istiqlal arrive en 3

La deuxième question a permis d’affiner ces données avec cette fois-ci 50% seulement d’abstention et une nette échappée du PJD avec 21%, contre à peine 13% pour l’USFP. Celui-ci se classe largement devant l’Istiqlal et le PSU qui persiste aux côtés du MP. En invalidant la colonne des abstentionnistes, on se retrouve face à un tableau plus facile à lire et décrypter : le PJD est en tête avec 43%, devant l’USFP 21%, l’Istiqlal 15%, le MP 5,4% et le PSU 4,3%. Retrait notable du RNI et de l’UC, et survivance du PPS, PND, mais aussi du FFD, et du PADS. Par de là la relativité de ces chiffres, c’est la tendance lourde du PJD qui attire l’attention. Les conditions générales sont favorables à son ascension, mais beaucoup de paramètres militent pour plus de retenue dans l’analyse des statistiques, à commencer de la forte propension à l’abstentionnisme comme vote sanction, l’indécision du lectorat à la veille du scrutin et l’instabilité de ses propres électeurs dont une bonne partie provient d’autres formations politiques (UC, USFP). Si les éléments de ce pronostic se confirmeraient, il y aura tout lieu de s’interroger sur le recul inexpliqué de l’Istiqlal, mais encore plus du RNI et du MP. Mais, faudra-t-il rappeler en définitive qu’il ne s’agit là que d’intentions de vote !

Nous avons posé comme postulat l’effondrement du système partisan que l’enquête a conforté avec près de 70%. Nous avons également mis en avant  l’hypothèse selon laquelle les électeurs n’ont plus confiance en les institutions étatiques, mais la stigmatisation du système judiciaire rend la réforme de l’Etat plus aisée, car la revendication devient plus précise et donc moins diffuse. Enfin, malgré les précautions de style, l’électorat demeure foncièrement enclin à voter pour une idéologie passéiste et apporte son soutien à tout parti nouveau, qui sait se différencier en se cramponnant aux composants constitutifs de l’identité et des référents traditionnels puisés dans le patrimoine culturel et religieux.

de quel parti vous sentez-vous le plus proche actuellement ?la première question par la négative. Aucun parti ne répond donc au critère de changement. Dans cette perspective, deux grands ensembles émergent parmi la constellation des petits partis ; le Parti de Justice et Développement (PJD) avec 17% et l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) avec à peine 8%.ème position, et surprise de l’enquête ; la progression remarquable du jeune Parti socialiste Unifié (PSU) qui se classe quatrième exaequo avec le vieux Mouvement Populaire (MP).



UFR - Stratégie et Gouvernance des Organisations

L

ISTE DES ETUDIANTS ENQUETEURS

 

ATKI, Mohammed

 

AZEDDINE, Samira

 

BELFAQIR, Mahmoud

 

BENABBOU, Mohamed

 

BENHAMIDA, Brahim

 

B

Intentions de vote en septembre 2007

«Perception de la politique chez les

citoyens marocains dans la perspective

des élections législatives du

7 septembre 2007»

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